Kinshasa — L’épidémie d’Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires en République démocratique du Congo. Selon le dernier rapport de situation de l’Institut National de Santé Publique (INSP), publié le 9 août 2026 et couvrant la situation au 8 août, le pays compte désormais 4 294 cas confirmés cumulés.
Depuis le début de cette nouvelle flambée, le bilan fait état de 1 960 décès, soit un taux de létalité de 45,6 %.
Cinq provinces touchées
L’épidémie concerne actuellement cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.
Sur le terrain, la situation demeure particulièrement préoccupante en Ituri, qui reste le principal foyer de transmission du virus. Des cas sont également signalés au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, où la surveillance épidémiologique reste renforcée.
Au total, 53 zones de santé sont concernées sur les 246 que compte le pays.
849 personnes guéries
Malgré la gravité de la situation, les données sanitaires font également état de 849 guérisons.
Par ailleurs, 722 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés et bénéficient d’une prise en charge médicale.
Le dispositif de surveillance repose également sur le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Le taux de suivi des contacts atteint actuellement 84,6 %, un indicateur important pour détecter rapidement de nouvelles contaminations et limiter les chaînes de transmission.
Le Sud-Kivu affiche une évolution favorable
Toutes les provinces touchées ne présentent toutefois pas la même dynamique.
Le Sud-Kivu affiche notamment une évolution favorable, aucun nouveau cas n’y ayant été enregistré depuis 73 jours, selon le dernier rapport de situation.
Cette évolution contraste avec la situation observée en Ituri, au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, où la transmission demeure active.
La surveillance reste essentielle
Face à la persistance de la transmission dans plusieurs zones de santé, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des malades et de suivi des contacts.
La détection rapide des cas, l’isolement des patients, la prise en charge médicale et le suivi des contacts constituent des éléments essentiels de la réponse à l’épidémie.
Les chiffres communiqués par l’INSP montrent ainsi une situation contrastée : alors que certaines zones enregistrent une amélioration notable, d’autres continuent de faire face à une transmission active.
La progression de l’épidémie reste donc sous étroite surveillance, notamment dans les provinces où de nouveaux cas continuent d’être détectés.
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