Browsing: Sécurité

Alors que les États-Unis expriment leur agacement face à l’échec de l’accord de Washington, le Rwanda a reconnu, pour la première fois officiellement, l’existence d’une “collaboration sécuritaire” avec le M23, justifiée par Kigali comme une mesure préventive visant à “empêcher une nouvelle insurrection génocidaire transfrontalière”.

Le mouvement Sauvons la RDC a publié ce samedi 18 octobre 2025 un communiqué condamnant fermement ce qu’il qualifie d’« enlèvement » de l’opposant Seth Kikuni à son arrivée à Kinshasa. Selon le texte signé par plusieurs leaders politiques, cette arrestation aurait eu lieu « sur ordre du président Félix Tshisekedi », et le mouvement exige sa libération immédiate et sans condition.

C’est un tournant stratégique dans la lutte contre les groupes armés à l’est de la République démocratique du Congo. Pour la première fois, Kinshasa, Kigali, Doha, Washington et l’Union africaine ont officiellement annoncé le lancement du « Concept des opérations », un plan commun visant à neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leurs groupes dissidents, à favoriser le désengagement militaire, et à conduire à la levée du dispositif défensif rwandais sur le sol congolais.

À la tribune des Nations Unies, le président congolais Félix Tshisekedi a lancé un cri d’alarme face à la crise humanitaire qui ravage l’est de la République démocratique du Congo. Devant la 80ᵉ Assemblée générale, il a dénoncé un « génocide » en cours, accusant ouvertement le Rwanda et le groupe armé M23 d’être responsables de massacres, de pillages massifs et de la destruction systématique de communautés entières.

Un atelier organisé à Kinshasa par le Mécanisme national de suivi (MNS) a réuni divers acteurs étatiques et non étatiques. Les participants ont plaidé pour une meilleure articulation entre l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et les processus de paix de Washington et de Doha, dans l’optique de renforcer la stabilité en République démocratique du Congo et dans la région.