Dans une sortie médiatique qui ne laisse personne indifférent, le Pasteur Moïse Mbiye, responsable de l’église Cité Béthel, a fustigé le comportement de certains leaders religieux en République Démocratique du Congo. Utilisant une métaphore biblique saisissante, il a dénoncé l’émergence de « camps de lépreux » parmi les pasteurs, pointant du doigt un manque d’unité et une crise de valeurs au sein des Églises de Réveil.
Une métaphore du rejet et de l’isolement du Pasteur Moïse Mbiye
Intervenant sur la situation actuelle du corps pastoral, celui que l’on surnomme « la Réserve de l’Éternel » a déploré une tendance inquiétante à la division et à l’exclusion. Pour Moïse Mbiye, certains pasteurs se comportent comme s’ils vivaient dans des « camps de lépreux », s’isolant par orgueil ou par conflit d’intérêts, au lieu de travailler à l’unité du corps du Christ.
« On ne peut pas prétendre conduire le peuple de Dieu alors que nous-mêmes, dirigeants, vivons dans des cercles fermés, marqués par l’inimitié et le rejet des autres », a-t-il laissé entendre.
La crise du leadership et des valeurs
Ce cri du cœur intervient dans un contexte où les Églises de Réveil en RDC sont souvent critiquées pour leur prolifération anarchique et leurs querelles intestines. Le Pasteur Mbiye pointe plusieurs dérives :
- La quête de la gloire personnelle : Au détriment du message spirituel originel.
- L’esprit de clan : Qui transforme les communautés en bastions rivaux.
- Le manque de redevabilité : Un leadership qui refuse de se soumettre à une éthique commune.
Un appel à l’assainissement spirituel du Pasteur Moïse Mbiye
Au-delà de la critique, Moïse Mbiye appelle à une profonde introspection. Pour lui, la « lèpre » dont il parle est une métaphore de l’impureté spirituelle et morale qui ronge certains ministères. Il exhorte ses pairs à briser ces barrières invisibles pour revenir à une forme de fraternité authentique, indispensable pour influencer positivement la société congolaise.
Un écho aux réformes de l’État ?
Cette déclaration du Pasteur Mbiye résonne curieusement avec les récents chiffres du ministère de la Justice faisant état de 19 000 églises reconnues à Kinshasa. Alors que l’État cherche à réguler le secteur sur le plan administratif, Moïse Mbiye semble appeler à un auto-assainissement spirituel de l’intérieur.
Pour les fidèles et les observateurs, cette prise de position est perçue comme un signal fort envoyé à la nouvelle génération de pasteurs : le rayonnement de l’Église ne dépendra pas de son nombre de bâtiments, mais de la qualité et de l’unité de ses dirigeants.
Par la Rédaction | hekimanews.com

