Auteur/autrice : Hekima News

Dans un tournant stratégique majeur pour les chaînes d’approvisionnement mondiales de minerais essentiels, Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC), un consortium soutenu par les États-Unis, a conclu un protocole d’accord non contraignant avec le géant minier Glencore plc en vue de l’acquisition d’une participation de 40 % dans les actifs clés de cuivre et de cobalt de Glencore en République démocratique du Congo (RDC) — valorisés à environ 9 milliards USD.

La République démocratique du Congo s’illustre une nouvelle fois sur la scène internationale à travers la distinction décernée à Me Nelly Mbangu Madieka Lumbulumbu, coordonnatrice de l’ONG Sauti ya Mama Mukongomani (SMM) et présidente du Conseil d’administration de la Dynamique des Femmes Juristes (DFJ). Elle est lauréate de l’édition 2025 du Prix franco-allemand des droits de l’Homme, une distinction conjointe de la France et de l’Allemagne saluant l’engagement exceptionnel des défenseurs des droits fondamentaux à travers le monde.

Alors que les États-Unis expriment leur agacement face à l’échec de l’accord de Washington, le Rwanda a reconnu, pour la première fois officiellement, l’existence d’une “collaboration sécuritaire” avec le M23, justifiée par Kigali comme une mesure préventive visant à “empêcher une nouvelle insurrection génocidaire transfrontalière”.

Dans un contexte sécuritaire hautement volatil et marqué par une montée en intensité des affrontements dans le Sud-Kivu, les États-Unis et plusieurs puissances européennes viennent de déclencher une communication diplomatique de haut niveau. Leur message est direct : ils exigent l’arrêt immédiat de l’offensive menée par le M23 et soutenue, selon eux, par le Rwanda.

Le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’intensifie, et la dimension régionale du dossier prend une tournure inquiétante. Le Burundi, allié de Kinshasa, a formellement dénoncé des frappes attribuées au Rwanda — visant à la fois son territoire et des positions burundaises déployées au Sud-Kivu pour soutenir les opérations anti-rebelles.

La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a annoncé l’ouverture d’une enquête officielle sur les violences qui ont émaillé la semaine électorale, dans un contexte de fortes accusations visant son gouvernement. Selon plusieurs témoins et organisations politiques, les forces de sécurité auraient réprimé de manière brutale les manifestations contestant les résultats du scrutin.